1. Qu’est-ce qu’un biorupteur et à quoi sert-il ?
Un biorupteur est un dispositif électrique modulaire que l’on installe dans le tableau électrique, un peu comme un disjoncteur.
Son rôle n’est pas de protéger contre les courts-circuits ou les surcharges. Sa fonction est différente : il permet de couper automatiquement la tension d’un circuit électrique lorsqu’il n’est plus utilisé.
Prenons un exemple simple :
Vous êtes dans votre chambre le soir, en train de lire tranquillement. Les prises, les interrupteurs et les câbles électriques de la chambre sont sous tension. Même si les appareils ne consomment pas beaucoup, le réseau électrique présent dans les murs peut générer un champ électrique basse fréquence.
Au moment de vous coucher, l’idéal serait de pouvoir aller au tableau électrique, couper le ou les disjoncteurs qui alimentent la chambre, dormir avec le circuit hors tension, puis tout remettre en marche le lendemain matin.
En pratique, personne ne fait cela tous les soirs. Ce serait contraignant, peu pratique, et vous vous retrouveriez sans lumière pour rallumer le circuit.
C’est précisément l’intérêt du biorupteur : il automatise cette coupure.
Son fonctionnement est simple :
- Il surveille la consommation du circuit concerné ;
- Lorsqu’il ne détecte plus de consommation, il coupe automatiquement la tension ;
- Les câbles du circuit ne sont alors plus alimentés ;
- Il n’y a donc plus de champ électrique lié à ce circuit ;
- Dès qu’un appareil est sollicité, il rétablit automatiquement l’alimentation.
Dans une chambre, cela permet donc de limiter les champs électriques pendant la nuit, sans avoir à intervenir manuellement sur le tableau électrique.
Le biorupteur est particulièrement adapté pour les pièces de repos telles que les chambre à coucher.
Dans une installation existante, c’est souvent une solution plus simple et moins coûteuse qu’un remplacement complet des circuits par du fil blindé, du câble blindé ou de la gaine blindée.
Dans une construction neuve ou une rénovation complète, on pourra au contraire envisager une approche plus globale en électricité biocompatible, avec câblage blindé, gaines blindées et biorupteurs sur certains circuits.











