COMMENT CHOISIR UN BIORUPTEUR ?

L'interrupteur automatique de champ, biorupteur, bioswitch, rupteur de champ,...une solution contre les champs électriques à moindre coût

Le biorupteur, aussi appelé interrupteur automatique de champ ou interrupteur de champ, est une solution utilisée en électricité biocompatible (également appelée biotique ou bio-électricité) pour réduire les champs électriques basses fréquences dans un logement.

 

Son principe est simple : lorsqu’aucun appareil ne consomme sur un circuit, le biorupteur coupe automatiquement la tension. Dès qu’un appareil est sollicité, il rétablit l’alimentation.

 

C’est une solution particulièrement intéressante dans une installation électrique existante, lorsqu’on souhaite réduire les champs électriques sans refaire toute l’installation. Elle permet d’éviter des travaux plus lourds, comme le remplacement des circuits par du fil blindé, du câble blindé ou de la gaine blindée (type FLEX A RAY).

 

Financièrement, c’est aussi une solution souvent plus accessible qu’une rénovation complète de l’installation électrique. Un biorupteur bien choisi peut donc être une réponse simple, ciblée et efficace, notamment pour une chambre ou une zone de repos.

 

Il a toutefois ses limites. Il ne convient pas à tous les circuits et ne doit pas être installé n’importe où.

 

Ils restent bien entendu compatibles avec une installation électrique classique, à condition d’être posées correctement et dans le respect de la norme NF C 15-100, qui encadre les installations électriques basse tension dans les logements.

 

Il ne s’agit donc pas de faire une installation “spéciale” ou compliquée, mais de choisir les bons matériaux pour limiter les champs électriques, tout en conservant une installation conforme, sécurisée et durable.

Au sommaire :

  1. Qu’est-ce qu’un biorupteur et à quoi sert-il ?
  2. Dans quels cas installer un biorupteur ?
  3. Quels critères regarder avant d’acheter un biorupteur ?
  4. Les erreurs à éviter
  5. Quel biorupteur recommandons-nous ?
  6. Besoin d’aide pour votre projet d’électricité biocompatible ?
  7. Questions fréquentes

1. Qu’est-ce qu’un biorupteur et à quoi sert-il ?

Un biorupteur est un dispositif électrique modulaire que l’on installe dans le tableau électrique, un peu comme un disjoncteur.

 

Son rôle n’est pas de protéger contre les courts-circuits ou les surcharges. Sa fonction est différente : il permet de couper automatiquement la tension d’un circuit électrique lorsqu’il n’est plus utilisé.

 

Prenons un exemple simple :

 

Vous êtes dans votre chambre le soir, en train de lire tranquillement. Les prises, les interrupteurs et les câbles électriques de la chambre sont sous tension. Même si les appareils ne consomment pas beaucoup, le réseau électrique présent dans les murs peut générer un champ électrique basse fréquence.

 

Au moment de vous coucher, l’idéal serait de pouvoir aller au tableau électrique, couper le ou les disjoncteurs qui alimentent la chambre, dormir avec le circuit hors tension, puis tout remettre en marche le lendemain matin.

 

En pratique, personne ne fait cela tous les soirs. Ce serait contraignant, peu pratique, et vous vous retrouveriez sans lumière pour rallumer le circuit.

 

C’est précisément l’intérêt du biorupteur : il automatise cette coupure.

 

Son fonctionnement est simple :

  1. Il surveille la consommation du circuit concerné ;
  2. Lorsqu’il ne détecte plus de consommation, il coupe automatiquement la tension ;
  3. Les câbles du circuit ne sont alors plus alimentés ;
  4. Il n’y a donc plus de champ électrique lié à ce circuit ;
  5. Dès qu’un appareil est sollicité, il rétablit automatiquement l’alimentation.

 

Dans une chambre, cela permet donc de limiter les champs électriques pendant la nuit, sans avoir à intervenir manuellement sur le tableau électrique.

 

Le biorupteur est particulièrement adapté pour les pièces de repos telles que les chambre à coucher.

 

Dans une installation existante, c’est souvent une solution plus simple et moins coûteuse qu’un remplacement complet des circuits par du fil blindé, du câble blindé ou de la gaine blindée.

Dans une construction neuve ou une rénovation complète, on pourra au contraire envisager une approche plus globale en électricité biocompatible, avec câblage blindé, gaines blindées et biorupteurs sur certains circuits.

2. Dans quels cas installer un biorupteur ?

Le biorupteur est surtout pertinent sur les circuits qui peuvent être coupés lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

 

C’est typiquement le cas d’une chambre. La nuit, on n’a pas forcément besoin que les prises et les éclairages restent sous tension en permanence.

Son intérêt est encore plus évident lorsqu’il s’agit d’une installation électrique déjà en place. Plutôt que de refaire les saignées, repasser les câbles, changer les gaines ou modifier lourdement les circuits, on peut parfois agir directement depuis le tableau électrique.

 

Cela ne veut pas dire que le biorupteur remplace toujours une installation blindée. Mais dans de nombreux cas, il permet déjà de réduire fortement les champs électriques d’un ou plusieurs curcuits, avec des travaux plus limités et un coût plus raisonnable.

En revanche, il n’est pas adapté à tous les circuits. Il faut éviter de l’installer sur un circuit qui alimente des appareils devant rester sous tension en permanence :

  • box internet ;
  • VMC ;
  • réfrigérateur ;
  • congélateur ;
  • chaudière ;
  • alarme ;
  • domotique ;
  • équipement médical (respirateur) ;
  • radioréveil …

 

Il faut aussi être vigilant avec les appareils en veille, les chargeurs de smartphones, certaines lampes LED ou certains transformateurs. Ils peuvent empêcher le biorupteur de couper correctement, ou perturber son fonctionnement.

 

La bonne question à se poser est simple :

Ce circuit peut-il vraiment être coupé lorsqu’il n’y a plus d’usage ?

Si la réponse est oui, le biorupteur peut être pertinent.
Si la réponse est non, il faut envisager une autre solution, ou adapter le circuit.

3. Quels critères regarder avant d’acheter un biorupteur ?

Le ou les circuits à couper

C’est le premier critère à vérifier.

Un biorupteur ne se choisit pas uniquement en fonction de la pièce à protéger, mais surtout en fonction du circuit électrique sur lequel il va être installé.

Dans l’idéal, le circuit doit être simple et bien identifié : prises d’une chambre, éclairage d’une chambre, tête de lit, bureau, ou zone de repos.

Si plusieurs pièces ou plusieurs usages sont mélangés sur le même circuit, le fonctionnement peut devenir moins pertinent. Par exemple, si le circuit de la chambre alimente aussi un couloir, une box internet, une VMC ou un appareil qui reste en veille, le biorupteur risque de ne jamais couper correctement.

Avant d’acheter, il faut donc savoir précisément ce que le circuit alimente.

L’intensité maximale du circuit

C’est un point technique important.

Un biorupteur est prévu pour fonctionner avec une intensité maximale. Il faut donc vérifier que le ou les circuits que l’on souhaite couper sont compatibles avec le modèle choisi.

Avant l’achat, il faut notamment contrôler l’intensité du disjoncteur qui protège le circuit, le nombre de circuits que l’on souhaite couper, la puissance maximale susceptible d’être appelée sur ces circuits et la compatibilité entre cette puissance et le biorupteur retenu.

Par exemple, un circuit d’éclairage ou un circuit de prises de chambre ne présente pas les mêmes contraintes qu’un circuit plus chargé. Le biorupteur doit être choisi en fonction de l’usage réel du circuit, pas seulement de la pièce concernée.

Ce point doit être validé au moment du raccordement dans le tableau électrique.

La présence d’appareils en veille

Un interrupteur automatique de champ fonctionne correctement lorsque la consommation du circuit tombe réellement à zéro, ou presque.

Or beaucoup d’appareils continuent à consommer même lorsqu’ils semblent éteints (chargeurs, réveils, lampes tactiles, variateurs, transformateurs, multiprises avec voyant, équipements connectés, box internet, domotique, …)

Cette consommation résiduelle peut empêcher le biorupteur de couper la tension.

C’est un critère essentiel : si le circuit alimente des appareils qui restent en veille ou qui doivent rester sous tension en permanence, le biorupteur n’est pas forcément la bonne solution.

Le seuil d’enclenchement et de déclenchement

Tous les biorupteurs ne réagissent pas de la même manière.

Le seuil d’enclenchement et de déclenchement correspond au niveau à partir duquel le biorupteur considère qu’un appareil est utilisé, ou au contraire que le circuit peut être coupé.

Sur une installation simple, avec peu d’appareils et des charges classiques, un modèle standard peut suffire.

Sur une installation plus sensible, avec lampes LED, faibles consommations, chargeurs ou appareils électroniques, un modèle réglable peut être plus intéressant. Le NA8 Comfort, par exemple, propose une sensibilité réglable permettant d’adapter les seuils d’enclenchement et de déclenchement.

C’est un critère important si l’on veut éviter les déclenchements imprévus ou, à l’inverse, un biorupteur qui ne coupe jamais.

La place disponible dans le tableau électrique

Un biorupteur est un appareil modulaire. Il s’installe dans le tableau électrique, comme d’autres modules électriques.

Avant d’acheter, il faut donc vérifier qu’il reste suffisamment de place dans le tableau pour accueillir le module, mais aussi que le raccordement est possible avec les circuits concernés.

Ce point est particulièrement important dans les tableaux anciens, très remplis ou peu lisibles.

Le biorupteur doit être raccordé correctement, avec les protections adaptées, et l’installation doit rester conforme. Ce n’est pas un appareil que l’on branche simplement sur une prise.

4. Les erreurs à éviter

  • Installer un biorupteur ou IAC sur un circuit qui alimente des appareils devant rester sous tension ;
  • Oublier les petites consommations résiduelles : chargeurs, LED, réveils, transformateurs, multiprises avec voyant ;
  • Penser qu’un biorupteur coupe le Wi-Fi, la 4G, la 5G ou les hautes fréquences ;
  • Croire qu’il réduit tous les champs électromagnétiques ;
  • Installer un biorupteur sans savoir exactement ce que le circuit alimente ;
  • Le poser sur un circuit trop complexe ou mal identifié ;
  • Acheter un modèle sans vérifier la place disponible dans le tableau électrique ;
  • Installer soi-même sans compétence électrique suffisante.

 

Le biorupteur est une bonne solution lorsqu’il est installé au bon endroit. Mais il doit correspondre au circuit réel, sinon il risque de ne pas couper correctement ou de créer des contraintes d’usage.

5. Quel biorupteur recommandons-nous ?

Nous travaillons avec les interrupteurs automatiques de champ Gigahertz Solutions depuis de nombreuses années. Ce sont des modèles fiables, éprouvés, bien adaptés aux installations en électricité biocompatible et pensés pour supprimer les champs électriques basses fréquences dans les pièces de repos.

 

Le choix dépend surtout de la complexité du circuit, de la présence ou non d’appareils à faible consommation, et du niveau de réglage souhaité.

 

Le plus économique :

GIGAHERTZ SOLUTIONS NA5 COMFORT

Le NA5 Comfort est le modèle le plus simple de la gamme.

 

Il dispose d’une sensibilité de 3 W et ne propose pas de réglage particulier. C’est un modèle basique, fiable, adapté aux circuits simples.

 

En revanche, il ne dispose pas d’un interrupteur permettant de l’activer ou de le désactiver manuellement, ni de témoin indiquant une charge active. Il est donc moins confortable à contrôler au quotidien que les modèles supérieurs.

 

C’est un bon choix si le circuit est simple, bien identifié, avec peu d’appareils branchés et peu de risques de consommation résiduelle.

 

À privilégier si :

  • vous cherchez le modèle le plus économique ;
  • le circuit est simple et bien identifié ;
  • vous n’avez pas besoin de réglages ;
  • vous acceptez un modèle sans indicateur visuel de charge active.
le na5 en détails

Le meilleur rapport qualité/prix :

GIGAHERTZ SOLUTIONS NA7 COMFORT

Le NA7 Comfort reprend la même sensibilité de 3 W, mais il offre un meilleur confort d’utilisation que le NA5.

 

Il ne propose pas de réglage avancé, mais il dispose d’indicateurs visuels permettant de mieux contrôler son état de fonctionnement. C’est une différence importante à l’usage, car cela permet de savoir plus facilement si le circuit est alimenté ou si le biorupteur est actif.

 

C’est le modèle que l’on recommande pour la majorité des installations domestiques (plus de 95% des cas).

 

Il reste simple, fiable, sans réglages complexes, mais plus pratique au quotidien que le NA5.

 

À privilégier si :

  • vous cherchez un bon compromis prix / confort ;
  • vous voulez un modèle simple, mais plus lisible à l’usage ;
  • le circuit est classique, sans besoin de réglages particuliers ;
  • vous voulez un biorupteur adapté à la majorité des cas domestiques.
la na7 en détails

Le plus sensible et le plus réglable :

GIGAHERTZ SOLUTIONS NA8 COMFORT

Contrairement au NA5 et au NA7, il permet de régler les seuils d’enclenchement et de déclenchement. Sa sensibilité est réglable à partir de 1,6 W, ce qui le rend plus adapté aux circuits délicats ou aux installations où l’on veut affiner le fonctionnement.

 

C’est le modèle à privilégier lorsque le circuit comporte des très faibles consommations, des LED, certains chargeurs, des transformateurs ou des appareils électroniques pouvant compliquer la détection.

 

Il permet d’ajuster plus finement le fonctionnement du biorupteur, ce qui peut éviter un appareil qui ne coupe jamais, ou au contraire un déclenchement peu confortable.

 

À privilégier si :

  • vous voulez le modèle le plus précis ;
  • vous avez besoin de réglages d’enclenchement et de déclenchement ;
  • le circuit comporte de très faibles consommations ou des LED ;
  • l’installation est plus délicate qu’un circuit de chambre très simple ;
  • vous souhaitez optimiser le fonctionnement au cas par cas.
le na8 en détails

6. Besoin d’aide pour votre projet d’électricité biocompatible ?

On vous aide à choisir

Biorupteur, fil blindé, câble blindé, gaine blindée ou PREFIL’ZEN : nous vous aidons à choisir la solution adaptée à votre logement, votre budget et votre niveau d’exigence.

Nous pouvons aussi vous aider à dimensionner et chiffrer votre installation électrique biocompatible, dans le respect de la norme NF C 15-100.

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On peut vous orienter vers un bio-électricien

Selon votre secteur, nous pouvons vous mettre en relation avec un artisan bio-électricien de notre réseau.

Utile si votre électricien habituel ne connaît pas encore ces matériaux ou si vous souhaitez faire appel à un expert.

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7. Questions fréquentes

Oui, un biorupteur peut être intégré dans une installation électrique conforme à la NF C 15-100, à condition d’être installé correctement dans le tableau électrique, avec les protections adaptées et dans le respect des règles de câblage.

Il ne remplace pas un disjoncteur et ne modifie pas les obligations de sécurité de l’installation. C’est un appareil complémentaire, destiné à couper automatiquement la tension d’un circuit lorsqu’il n’est plus utilisé.

Pas nécessairement si vous disposez des compétences en électricité et que vous respectez les schémas de raccordement de nous vous fournissons avec l’IAC et que vous respectez la norme en NFC15-100.

Un biorupteur s’installe dans le tableau électrique. Il faut identifier correctement le circuit, respecter les protections électriques, vérifier le câblage et s’assurer que l’installation reste conforme.

Si nécessaire, nous pouvons vous mettre en relation avec un bio-électricien de notre réseau.

Oui, techniquement c’est possible si plusieurs pièces sont sur le même circuit.

Mais ce n’est pas toujours idéal. Plus le circuit alimente de pièces ou d’appareils, plus il y a de chances qu’un appareil en veille empêche le biorupteur de couper.
Cela implique aussi que les pièces seront dépendantes électriquement les unes des autres.

Pour une chambre, il est préférable d’avoir un circuit bien identifié, simple, avec peu d’appareils permanents.

Le biorupteur et le câblage blindé ne répondent pas exactement au même besoin.

Un biorupteur coupe automatiquement la tension d’un circuit lorsqu’il n’y a plus de consommation. Il peut être intéressant dans une chambre, notamment la nuit.

Un fil blindé, un câble blindé ou une gaine blindée réduit le champ électrique rayonné par l’installation, même lorsque le circuit reste sous tension.

Les deux solutions peuvent donc être complémentaires : le blindage traite les champs électriques liés aux circuits dans les cloisons, tandis que le biorupteur peut être utile pour couper l’alimentation des appareils branchés sur le secteur, comme les lampes de chevet.

Cela dépend des lampes et du circuit.

Certaines lampes LED ou alimentations peuvent générer de très petites consommations ou des comportements qui perturbent le fonctionnement du biorupteur.

Si le circuit comporte plusieurs LED, lampes tactiles ou transformateurs, il faut être prudent. Un modèle réglable ou une vérification préalable peut être nécessaire.

Oui, c’est possible, mais il faut d’abord vérifier l’installation.

Dans une maison ancienne, les circuits peuvent être moins bien séparés, mal identifiés ou mélanger plusieurs pièces et usages. Dans ce cas, le biorupteur peut fonctionner, mais il faut s’assurer que le circuit concerné peut réellement être coupé.

Un électricien peut vérifier le tableau, les protections, les circuits et la faisabilité.

Non, c’est totalement différent.

Un biorupteur agit uniquement sur le circuit électrique sur lequel il est installé. Il ne coupe pas les ondes Wi-Fi, la 4G, la 5G, le Bluetooth ou les antennes-relais.

Pour réduire les hautes fréquences, il faut agir sur les sources sans fil ou utiliser des protections adaptées : coupure du Wi-Fi, câblage Ethernet, voilages anti-ondes, peinture anti-ondes, tissus de blindage, etc.

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Besoin d’un conseil pour choisir ?

Vous hésitez sur le choix d’un biorupteur ou sur la compatibilité avec votre installation électrique ?

Le bon choix dépend du circuit, des appareils branchés, de la présence éventuelle de LED ou de veilles, et de votre objectif : chambre, tête de lit, rénovation, construction neuve ou projet d’électricité biocompatible.

Nous pouvons vous aider à identifier la solution la plus adaptée, ou vous orienter vers un électricien habitué à ce type d’installation.